Qu'est-ce que la microalgue ?

Le terme « microalgues » désigne généralement des micro-organismes contenant de la chlorophylle a et capables de photosynthèse. Leur taille individuelle est réduite et leur morphologie ne peut être identifiée qu'au microscope.

Les microalgues sont largement répandues sur terre, dans les lacs, les océans et autres plans d'eau.

On estime à un million le nombre d'espèces d'algues dans le monde, tandis qu'il n'existe actuellement qu'un peu plus de 40 000 espèces de microalgues connues.

Les microalgues économiques courantes comprennent Haematococcus pluvialis, Chlorella vulgaris, Spirulina, etc.

Que peuvent faire les microalgues ?

Appât

Dans la production commerciale d'alevins de mollusques et crustacés en milieu marin, les algues marines unicellulaires sont utilisées comme appât pour les larves de mollusques et crustacés à différents stades de développement. Jusqu'à présent, les algues marines unicellulaires vivantes ont toujours été considérées comme le meilleur appât pour les larves et les juvéniles de bivalves.

Purification des plans d'eau aquacoles

Avec le développement croissant des modèles d'aquaculture intensive en Chine, la plupart des plans d'eau aquacoles sont en état d'eutrophisation permanente, et les proliférations d'algues sont fréquentes. Parmi les proliférations les plus courantes, les cyanobactéries, ou algues bleues, entravent gravement le bon développement de l'aquaculture. Ces cyanobactéries se caractérisent par une large distribution, une forte capacité d'adaptation et une importante capacité de reproduction. Leur prolifération consomme une grande quantité d'oxygène, entraînant une diminution rapide de la transparence de l'eau. De plus, leur métabolisme libère d'importantes quantités de toxines, affectant gravement la croissance et la reproduction des animaux aquatiques.

La chlorelle appartient à l'embranchement des Chlorophytes et est une algue unicellulaire à large répartition écologique. Elle constitue un excellent appât naturel pour les animaux aquatiques d'intérêt économique et absorbe des éléments tels que l'azote et le phosphore présents dans l'eau, réduisant ainsi l'eutrophisation et améliorant la qualité de l'eau. De nombreuses études sur le traitement des eaux usées par les microalgues ont démontré leur efficacité pour l'élimination de l'azote et du phosphore. Cependant, les cyanobactéries, qui représentent une menace sérieuse pour l'aquaculture, sont produites par des milieux aquatiques riches en phosphore et en azote. Par conséquent, l'utilisation de microalgues pour éliminer les cyanobactéries offre une nouvelle approche écologique et sûre pour lutter contre leur prolifération.

Les résultats expérimentaux indiquent que Chlorella vulgaris peut éliminer efficacement les nutriments tels que l'azote et le phosphore de l'eau. Ainsi, la source de nutriments des cyanobactéries est fondamentalement coupée dans les eaux d'aquaculture, ce qui permet de maintenir leur niveau à un niveau bas et d'inhiber leur prolifération. De plus, il est possible d'accroître l'aération des bassins d'aquaculture et de maintenir le lâcher de petites algues, ce qui, à terme, fait de ces dernières une espèce compétitive avantageuse dans ces bassins et contribue ainsi à inhiber l'apparition de cyanobactéries.

Du point de vue de la protection de l'environnement et du développement durable des industries aquatiques, le recours à la compétition entre algues bénéfiques pour limiter la prolifération des cyanobactéries est la méthode la plus prometteuse. Cependant, les recherches actuelles sont encore perfectibles. En pratique, pour lutter efficacement contre les cyanobactéries, il est préférable d'opter pour une approche combinant méthodes physiques, chimiques et biologiques, et de l'adapter aux conditions locales.

Économies d'énergie et réduction des émissions

Depuis la révolution industrielle, l'activité humaine a rejeté d'importantes quantités de CO2 dans l'atmosphère, provoquant le réchauffement climatique. Les microalgues, grâce à leur grande efficacité photosynthétique, fixent le carbone et produisent de la matière organique, contribuant ainsi à atténuer l'effet de serre.

Produits de santé et aliments fonctionnels : comprimés, poudres, additifs

Chlorella vulgaris

La chlorelle exerce un effet bénéfique significatif sur de nombreuses maladies et affections, notamment les ulcères gastriques, les traumatismes, la constipation et l'anémie. L'extrait aqueux de Chlorella vulgaris présente des propriétés favorisant la croissance cellulaire, d'où son appellation de facteur de croissance de la chlorelle (CGF). Des études ultérieures ont démontré que le CGF renforce l'immunité, élimine les métaux lourds de l'organisme et contribue à réduire la glycémie et la tension artérielle. Plus récemment, des recherches ont mis en évidence les nombreux effets de Chlorella vulgaris, tels que ses propriétés antitumorales, antioxydantes et radioprotectrices. L'utilisation de l'extrait aqueux de chlorelle dans le domaine pharmaceutique pourrait constituer une piste de recherche et d'applications industrielles prometteuses.

Spiruline (Spirulina)

La spiruline est non toxique et sans danger. Elle était consommée depuis longtemps par les populations autochtones des environs du lac Texcoco, au Mexique, et du lac Tchad, en Afrique. La spiruline a divers effets bénéfiques sur la santé humaine : elle contribue notamment à réduire les lipides sanguins, le cholestérol et l’hypertension, possède des propriétés anticancéreuses et favorise la croissance de la flore intestinale. Elle présente également un certain intérêt thérapeutique dans le traitement du diabète et de l’insuffisance rénale.


Date de publication : 19 août 2024